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La révolution de l'emballage - Fabrice PeltierLa Révolution de l'emballage
Première période
L'émergence de nouvelles solutions
Fabrice Peltier 

Préfaces
Brice Lalonde et Brune Poirson

 

 

Révolution !  
Nous y sommes et avec plusieurs « R ».
 

Révolution de la Réglementation pour l’ensemble des secteurs producteurs et utilisateurs d’emballages ;
 

Révolution dans la conception des emballages pour continuer à Réduire la quantité de matériaux utilisée ; 

Révolution dans l’origine des Ressources utilisées pour produire les matériaux d’emballages ; 

Révolution pour assurer le Recyclage de tous les types d’emballages mis sur le marché ;   

Révolution pour Réintégrer en boucles fermées toujours plus de matières recyclées ; 

Révolution pour garantir un Retour à la terre raisonnable des emballages biodégradables non recyclables ; 

Révolution pour rendre les emballages Réemployables sans générer d’impacts environnementaux collatéraux… 

Bref, Révolution pour Réinventer des emballages plus Respectueux de notre bien commun : l’environnement.
 

Les consommateurs exigent désormais que les emballages soient plus respectueux de l’environnement : 100% recyclables, biodégradables, réutilisables, 100% recyclés…  Tous les résultats d’études sur le sujet convergent vers des scores qui avoisinent les 100 %, si bien qu’il ne s’agit plus d’une tendance pour l’emballage, mais d’un véritable prérequis. L’emballage de demain devra obligatoirement être plus respectueux de l’environnement, « zéro impact », « zéro déchet »... Ceux qui pensent qu’une nouvelle tendance pourrait ébranler cette conviction des consommateurs, que l’épidémie de la COVID-19 va favoriser un revirement de l’opinion, se trompent. Il n’y aura pas de retour en arrière. Lorsque qu’une révolution est à ce point souhaitée et attendue par le peuple et, fait inédit, par ses dirigeants qui, depuis ces deux dernières années, promulguent des lois pour que les choses changent, rien ne peut l’arrêter.

Nous sommes dans la première période de cette révolution de l’emballage. Toute proportion gardée, nous pourrions comparer cette phase à celle de la Terreur lors de la Révolution française. Les idées fusent. Chacun défend sa position, sa solution, son innovation en proclamant ses arguments « massues ». C’est à qui sera le plus respectueux de l’environnement, le plus « vert », quitte à ne pas hésiter à forcer la nuance. Des grandes marques qui, hier encore, cultivaient le secret pour dévoiler à la dernière minute leurs innovations, en sont même arrivées à communiquer plusieurs mois à l’avance, voire plus d’une année, sur des nouveaux emballages révolutionnaires qu’elles n’ont pas encore mis sur le marché. Certains emballages se déclarent même « prêts à être recyclés », alors que la filière de recyclage n’existe pas encore et en est tout juste au stade de l’étude de faisabilité…

C’est le lot de chaque révolution. Au début, c’est le temps des « slogans chocs » qui promettent un monde meilleur ; c’est aussi le temps du chaos. Les idées fusent de tous côtés. Certaines ne survivront pas à la révolution. D’autres vont être améliorées et s’imposeront peut-être. Puis, c’est une certitude, une partie des emballages du monde d’avant subsistera à cette révolution ou sera sensiblement différente…

En cette première période de la révolution de l’emballage, je vous propose d’observer sans parti pris les tendances émergentes dans les principales familles de matériaux d’emballages. Vous constaterez que de très nombreuses solutions sont en train d’émerger. Chacune présente des avantages, mais aussi des inconvénients. Certains emballages sont déjà sur le marché, d’autres en phase d’industrialisation, ou, pour les plus « rupturistes », encore à l’état de prototype…

A travers ce livre, je vous invite à découvrir un état des lieux de l’emballage, les tendances ainsi que les pistes innovantes et prospectives que j’ai détectées pour réinventer l’emballage de 2040.


9 tendances pour les emballages en papiers et cartons

L’observation des marchés utilisateurs d’emballages dans le monde fait apparaître un surcroît d’utilisation de contenants constitués majoritairement de papiers et cartons. Nous pouvons classer ce phénomène selon dix grandes tendances :
- Tendance 1 : le 100% cellulose - 100% recyclable
- Tendance 2 : la substitution
- Tendance 3 : l’imperméabilisation
- Tendance 4 : le souple recyclable
- Tendance 5 : la barquette en carton
- Tendance 6 : le principe de la brique décliné
- Tendance 7 : le souple dans un corps rigide
- Tendance 8 : le grand format « Bag in Box »
- Tendance 9 : la cale en papier-carton


9 tendances pour les emballages en plastique

L’observation de l’évolution des marchés utilisateurs d’emballages plastiques dans le monde fait apparaître neuf grandes tendances :
- Tendance 1 : l’allègement toujours et encore
- Tendance 2 : le mono-matériau
- Tendance 3 : le plastique plus facile à recycler
- Tendance 4 : le souple mono-polymère
- Tendance 5 : l’intégration de matière recyclée
- Tendance 6 : le « look » 100% recyclé
- Tendance 7 : le plastique marin
- Tendance 8 : les plastiques végétaux
- Tendance 9 : le plastique réutilisable

7 tendances pour les nouvelles alternatives
Pour les nouvelles alternatives, il convient de parler de veille technologique car un grand nombre des solutions en sont encore à la phase de prototype où en début d’industrialisation. Nous pouvons néanmoins distinguer sept grandes tendances :
- Tendance 1 : le bois s’émancipe
- Tendance 2 : les autres végétaux
- Tendance 3 : les algues et les coquillages
- Tendance 4 : les minéraux
- Tendance 5 : le remplaçant du PET
- Tendance 6 : les propriétés du plastique sans plastique
- Tendance 7 : l’emballage cultivé

Les tendances pour le verre, l'acier et l'aluminium
Bons élèves en matière recyclage, adeptes de la réintégration de matière recyclée depuis fort longtemps pour des raisons économiques et aussi aptes à apporter des solutions en matière de réemploi, ces matériaux d’emballages semblent déjà cocher un grand nombre de cases pour être conformes avec les nouvelles réglementations et jouir d’une bonne image auprès des consommateurs. Ce n’est cependant pas une raison pour que le verre et les métaux restent à l’écart du mouvement car le vent de la révolte pourrait très rapidement les remettre eux aussi en question.

 

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La révolution de l'emballage - Fabrice PeltierLa Révolution de l’emballage
Première période
L’émergence de nouvelles solutions

Fabrice Peltier

Édition Fabrice Peltier Création
Format : L 19 cm X H 25 cm
114 pages, plus de 300 photos
Couverture carton, reliure spirale

Prix public 49 €

Parution novembre 2020 

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Le mot du début

Fabrice Peltier aime relever les défis. Tous les défis ! Mettre en perspective les profondes révolutions qui attendent les professionnels de l’emballage et du conditionnement relève aujourd’hui de la profession de foi. Armé de sa connaissance intime des ressorts du packaging, Fabrice Peltier a rassemblé une somme impressionnante d’innovations qui illustrent les mutations en cours et à venir. Révolution des matériaux tout d’abord. Avec des remises en cause des chasses gardées des plastiques et de la cellulose mais aussi des métaux, du verre et du bois. Le recyclage chimique des plastiques ouvre notamment de nouvelles perspectives pour l’incorporation de matières recyclées. Révolution des usages ensuite avec le retour en force de pratiques anciennes tels que le vrac et la consigne. La lutte contre le gaspillage doit demeurer toutefois la pierre angulaire de toutes les initiatives. Révolution réglementaire également avec le « plastic bashing » et la fin de règne de l’usage unique. La France met en œuvre ces objectifs avec sa loi dite Antigaspillage pour une économie circulaire (Agec). Révolution de la grande consommation enfin. Marques et distributeurs intègrent à marche forcée les attentes parfois contradictoires de consommateurs de plus en plus exigeants. Avec les réseaux sociaux comme puissante caisse de résonance. La Convention citoyenne pour le climat donne le ton avec ses conclusions très ambitieuses. Si la pandémie a démontré - enfin ? - le caractère « essentiel » de l’emballage, il serait vain d’imaginer que la transition écologique marque le pas. Bien au contraire ! Le plan de relance de 100 milliards d’euros déroulé par le gouvernement intègre un volet de 30 milliards pour l’économie circulaire. La prise de conscience opérée par l’Union européenne ne saurait toutefois masquer les graves manquements en matière de gestion des déchets en Asie, Afrique et Amérique du sud. La pollution des océans invite à privilégier la même approche partout dans le monde : pas d’emballage sans sa filière de recyclage ou de réemploi. Fabrice Peltier prépare déjà la suite de ce premier tome. Avec en toile de fond l’histoire de citadelles industrielles et de bastions technologiques défaits ou victorieux. Toute révolution a un début. Elle commence ici. Vous qui allez lire ce livre, vous en êtes un maillon essentiel.

Henri Saporta
Directeur des rédactions Emballages Magazine et Plastiques & Caoutchoucs Magazine


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"La presse en parle..."

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L’innovation passe par Emballages Magazine en 2020

Alors que l’Oscar de l’emballage est prévu le 23 novembre dans un format adapté aux contraintes sanitaires, Emballages Magazine dédie ses numéros de fin d’année à l’innovation. L’engouement suscité par La Révolution de l’emballage de Fabrice Peltier souligne le grand intérêt des professionnels pour les mutations en cours.

C’est parti ! Et bien parti… Après L’Emballage à l’aube de sa révolution initié en 2018 avec All4Pack, la suite, intitulée La Révolution de l’emballage, est lancée sous la forme d’une première partie, L’émergence de nouvelles solutions. Toujours avec All4Pack et en collaboration avec Emballages Magazine. L’auteur, Fabrice Peltier, a d’ailleurs donné une idée de la richesse de l’ouvrage le 7 octobre lors de la conférence annuelle organisée par la publication de référence de l’emballage et du conditionnement avec quelque 170 participants. Un record ! Et à en juger par l’intérêt considérable suscité sur LinkedIn et le nombre de souscriptions déjà enregistrées, le sujet semble interpeller tous les professionnels du packaging. Actualité brûlante oblige ! Encadrée par des réglementations française et européenne très ambitieuses, la transition écologique se double d’une mutation des usages sans précédent avec la remise en cause de l’usage unique. Tandis que la cellulose se réinvente, les industriels du plastique musclent le recyclage chimique pour mieux incorporer un taux élevé de matériaux recyclés. Fabrice Peltier a rassemblé une somme inédite d’innovations qui témoignent du foisonnement sans précédent des initiatives. Pour mémoire, avant sa sortie officielle au mois de novembre, La Révolution de l'emballage est d'abord proposé en souscription jusqu'au 20 novembre.

Henri Saporta, Emballages Magazine, le 16 Octobre 2020d


2 questions à Fabrice Peltier,
designer et consultant spécialisé dans l’emballage
  

Vous publiez le mois prochain votre dixième ouvrage titré « La révolution de l’emballage », bascule-t-on vraiment dans une nouvelle époque ?
Cela fait 25 ans que j’analyse les emballages et j’ai été parmi les pionniers à parler d’éco-conception. Selon moi, nous entrons dans la première période de cette révolution de l’emballage. Le réveil a sonné et la journée va être longue. Nous pourrions la comparer à celle de la terreur lors de la Révolution Française. Le plastique est l'aristo à qui il faut couper la tête! Chacun défend sa position, sa solution, son innovation à coup d’arguments. C’est à qui sera le plus respectueux de l’environnement, le plus « vert », quitte à présenter parfois des emballages « prêts à être recyclés » alors que la filière n’existe pas encore ou de semer le trouble autour de la compostabilité. Attention tout le monde ne survivra pas à cette révolution. Pour autant, l’emballage de demain devra obligatoirement être plus respectueux de l’environnement. Le « Zéro impact et zéro déchet », les Français l’exigent. Je dresse justement dans l’ouvrage un tableau des nouvelles tendances émergentes dans les principales familles d’emballages et des prospectives pour réinventer l’emballage de demain. Contrairement à ce que certains avancent, la crise de la Covid ne stoppera pas cette vague de fond. Lorsqu’une révolution est à ce point souhaitée par le peuple, mieux encore par ses dirigeants qui promulguent des lois pour que ça change, plus rien ne peut l’arrêter. 

Alors qu’on parle de disparition de l’emballage dans la restauration, entrons-nous dans l’ère du réemploi ?
Il n’y pas de bon et de mauvais emballage, c’est tout l’écosystème contenant-contenu et système logistique de traitement qu’il faut prendre en compte au regard des engagements de chacun. Le réemploi, avec lui la consigne parfois, ne sont qu’un nouveau parcours de consommation des produits. Selon moi ce sera la seconde période de la révolution que j’évoque. Car reconnaissons-le, les contenants aujourd’hui utilisés par la plupart des startups qui se lancent, ne sont pour la plupart pas adaptées aux fonctions d’usage et à un cycle de vie qui doit intégrer aussi un circuit logistique, de manutention, de collecte et d’entretien industriel ou de remise sur le marché : trop lourds, pas esthétiques, peu empilables, sujets aux taches ou aux rayures, non recyclables…. Car ces solutions, pour la plupart destinées aux particuliers tantôt des plats en Pyrex, des Tupperware, sont pour le moment les seules disponibles pour le réemploi sur le marché. D’où ce hiatus. Dans ce domaine, bon nombre de solutions sont encore à inventer dans les canons de l’éco-responsabilité mais aussi de la loi qui exige que tous les emballages réemployables devront être recyclables. 

Paul Fedèle, France Snacking, Octobre-Novembre 2020d


Fabrice Peltier : « Un gros coup à jouer sur le réemploi »

La révolution de l’emballage a bel et bien commencé selon le designer expert du packaging Fabrice Peltier, qui vient de sortir un ouvrage sur le sujet et alors que se tient ce mardi un webinaire sur le thème organisé par le salon All4Pack.

Après L’Emballage à l’aube de sa révolution en 2018, vous publiez ce mois-ci La Révolution de l’emballage. Quel est l’historique de ce travail et de cette réflexion ?
Fabrice Peltier : J’ai en effet réalisé il y a 2 ans, en partenariat avec le salon All4Pack, un gros travail de prospective pour évaluer, en miroir de l’évolution des enjeux sociétaux des 20 prochaines années, le devenir de l’emballage en 2040. L’étude mettait en lumière quatre enjeux? : le vieillissement de la population, l’arrivée de l’intelligence artificielle, la révolution de la mobilité et la raréfaction voire la fin des ressources naturelles nécessaires à la production d’emballages. Et il se trouve qu’un an avant, elle décrivait plusieurs mesures inscrites ensuite dans la loi comme l’interdiction des emballages non recyclables qui est actée par l’Europe pour 2030. Une stratégie de la Commission qui vaut d’ailleurs pour tous les matériaux. Les organisateurs d’All4Pack m’ont de nouveau sollicité pour l’édition 2020 (depuis annulée, NDLR). Je ne souhaitais pas faire une énième étude, mais montrer, en analysant des innovations du monde entier, que la révolution a réellement commencé, à marche forcée. Nous n’en sommes plus à l’aube ! Le réveil a sonné ! La journée va être longue et difficile… 

C’est donc la première partie de cet ouvrage, consacrée à l’émergence de solutions, que vous publiez aujourd’hui…
F.P. : Oui. Toute révolution connaît des étapes. Toutes proportions gardées, je compare cette première période à celle de la Terreur de la Révolution française. Au milieu du tumulte, les idées fusent. Chacun défend sa solution, son innovation en proclamant ses arguments massue. C’est à qui sera le plus respectueux de l’environnement, le plus « vert », quitte à ne pas hésiter à forcer la nuance. J’essaie de redonner des perspectives dans ce chaos.

Vous y déclinez les tendances émergentes pour les principales familles de matériaux d’emballages. Qu’en est-il pour le plastique ?
F.P. : Le plastique est omniprésent dans le livre. Il s’invite d’abord dans six des neuf tendances identifiées pour le papier-carton. Ces matériaux ont besoin de certaines propriétés barrière des plastiques, pour leur conférer une résistance aux graisses par exemple. Dans la partie consacrée aux alternatives, je m’intéresse notamment aux matériaux composites à matrice PP, PE ou encore PLA, intégrant des coproduits industriels comme les noyaux d’olives, les coquilles d’huîtres, la sciure de bois… Ces nouvelles matières sont intéressantes et s’inscrivent dans l’économie circulaire, mais partent avec un lourd handicap? : elles ne sont pas recyclables, ne disposent d’aucune filière le permettant.
Pour les plastiques eux-mêmes, j’identifie neuf tendances. Parmi lesquelles, bien sûr, la question du conflit entre allégement et recyclabilité, de la réintégration de recyclé qui pose le problème du contact alimentaire, des ressources végétales ou encore celle, cruciale, du réemploi. 

Est-ce justement dans cette direction du développement du réemploi que doit principalement se tourner aujourd’hui une démarche d’écoconception d’un emballage en plastique ?
F.P. : En matière d’écoconception, il n’existe pas de solution unique, de dogme. L’usage doit primer, l’emballage n’est qu’une masse de fonctionnalités. Mais la filière de l’emballage en plastique a un coup énorme à jouer sur le réemploi. C’est son avenir, sa porte de sortie ! Miser sur l’usage unique fut une erreur. Il faut aujourd’hui faire le tri entre ce qui doit relever de l’usage unique, comme le médical, et le reste. À mon sens, cela constitue par exemple une ineptie en restauration collective.
Pour rendre le plastique plus acceptable par la société, il va falloir qu’un certain nombre d’emballages à usage unique disparaisse. Or ceux-ci représentent 95% des emballages ménagers… Il y aura donc, à l’avenir, ceux qui auront pris le train de cette révolution et les autres. Certains vont disparaître à l’image de Kodak ou de Nokia qui n’ont pas vu arriver la photographie numérique ou les smartphones. 

Quel sera le thème de la deuxième période de cette révolution ?
F.P. : Le réemploi vraisemblablement. Je travaille déjà dessus. Rendez-vous dans un an et demi ou deux ans…  

Fabian Tubiana, Plastiques et Caoutchoucs Magazine, le 24 Novembre 2020d

 

Fabrice Peltier - La Révolution de L'emballage - Première période

« La révolution de l’emballage »
Première période :
l’émergence de nouvelles solutions

 

RIA : Pourquoi ce titre ?
F.P. :
En préambule, je voudrais souligner que tous les résultats d’études sur les attentes des consommateurs convergent vers des scores proches de100% en faveur de solutions respectueuses de l’environnement. Ce qui justifie déjà en soi le titre de ce livre. Les marques et les fabricants d’emballages multiplient les annonces de nouveaux développements plus durables et la réglementation impose de profonds changements. Nous sommes dans la première période de cette révolution. Les idées fusent et il n’y a pas de retour en arrière possible. Au début, c’est le temps des slogans chocs qui promettent un monde meilleur, mais c’est aussi le temps du chaos. Une partie des emballages survivra, d’autres émergeront et certains s’imposeront. 

RIA : Pouvez-vous décliner ce grand bouleversement en tendances ?
F.P. :
J’ai identifié neuf tendances pour les emballages en papier et en carton, neuf autres pour ceux en plastique et sept sur les matériaux alternatifs. Cette révolution n’est pas dictée par la volonté de réduire l’impact carbone. Elle prend davantage en considération le caractère renouvelable des matériaux et leur facilité à être recyclés. Le réutilisable est aussi un élément majeur du changement. Dans le cas de l’emballage à base de cellulose, des défis techniques à relever sont l’imperméabilisation de cette matière ou encore le recyclage des emballages souples en multicouches. Cependant, le nombre d’applications des barquettes, des briques et du calage en papier ou carton va exploser. Le souple dans un corps rigide et le grand format « bag-in-box » vont également prospérer. Dans l’univers du plastique, la tendance au mono-matériau, et d’une façon plus générale la simplification du recyclage, sont au cœur des développements avec, en corollaire, davantage d’intégration de matières recyclées. Le « look » 100% recyclé devrait également trouver sa place auprès de consommateurs qui commencent à accepter des tons grisés ou encore certaines nuances de couleurs. Enfin, beaucoup de projets de matériaux de substitution à base d’algues, de minéraux, de végétaux sont à l’étude ou en phase de développement. Le bois devrait également prendre une nouvelle place. Enfin, le remplacement du PET est un sujet à lui seul.

Denis Lemoine
, RIA, Novembre 2020d

 

Fabrice Peltier - La Révolution de L'emballage - Première période

« Il n’y a pas de business sans emballages »

Aujourd’hui élu municipal et président de l’office du tourisme de Combloux, Fabrice Peltier est un expert de l’emballage et de l’écoconception. Un secteur pour lequel il exerce comme designer et consultant depuis 1985. Il publie » La Révolution de l’emballage », un premier volume qui sera suivi d’un second, dans lequel il fait un état des lieux de l’emballage et part à la recherche du conditionnement idéal. « L’emballage est la septième industrie mondiale, derrière l’aéronautique. Il n’y a pas de business sans emballages », plante Fabrice Peltier. « L’emballage permet de protéger et de transporter les produits. Il est omniprésent. » Sans culpabiliser les consommateurs, l’auteur rappelle les bons gestes et met en lumière des innovations, certaines déjà sur le marché, d’autres encore à l’étude, pour mieux respecter l’environnement. « La responsabilité des industrielles énorme, mais le premier geste, c’est le consommateur. Il a un devoir de recycler, car si le déchet est jeté au bon endroit, il redevient une matière première en devenir. »

Coédité par All4Pack, le livre est préfacé par l’ancien ministre de l’Environnement, Brice Lalonde (1988-1992) et la secrétaire d’Etat à la Transition écologique de 2017 à 2020, Brune Poirson.

Pierre Charles, Le Dauphiné Libéré, Jeudi 24 décembre 2020d

« Il va falloir admettre que certains emballages en plastique ne sont pas justifiés »

Auteur du livre « La Révolution de l’Emballage », Fabrice Peltier, designer et consultant, prépare déjà le second volet de cette analyse. Qui fera la part belle à trois grands enjeux : la clarification de la fin de vie des biosourcés, la véritable utilité des plastiques à usage unique et le réemploi. Interview.

Intitulé « L’émergence de nouvelles solutions », la première partie de votre Révolution de l’Emballage dresse l’étendue des pistes d’éco-conception qui sont déjà disponibles ou qui se profilent sur le marché. Face à toutes ces options, comment faire un choix ?
Fabrice Peltier : On m’appelle souvent pour me demander quel est l’emballage idéal. Je réponds qu’il ne faut pas se focaliser sur l’emballage mais sur le couple contenant/contenu, sur toute la chaîne. Cela ne sert à rien, par exemple, de copier son concurrent en matière d’éco-conception car ses contraintes de production, de transport, de distribution sont peut-être différentes. Et auront un impact sur la conception de l’emballage qu’on vend en palettes ou pas, qu’on exporte ou pas, etc. La seule façon de procéder est d’appliquer une méthode d’éco-conception pour chaque application, Génepack par exemple, en faisant un streaming complet sur toute la chaîne pour éviter les transferts d’impact.

Au risque, peut-être, de choisir une option dont l’Analyse de Cycle de Vie (ACV) soit moins favorable ?
F P. : Sur ce point, ma philosophie est claire : il faut se détendre sur la question du carbone dans l’emballage ! Dans la plupart des produits alimentaires, exception faite des liquides, l’impact carbone du contenant représente 5 à 8 %. Vouloir réduire l’impact carbone de l’emballage c’est travailler sur l’épaisseur du trait. Il ne faut pas s’arrêter à un seul indicateur. Et se dire aussi que, s’ils sont moins disant que le plastique, qui est plus léger, les matériaux alternatifs sont nouveaux et pas encore optimisés. On a 10 à 15 ans de recul sur les plastiques. Il y a quelques années, les bouteilles d’eau pesaient trois fois plus lourd qu’aujourd’hui. Il n’est pas incongru de penser que les matériaux renouvelables réduiront leur impact dans les années à venir.

Avec la fin annoncée des ressources fossiles, ces matériaux alternatifs listés dans votre livre (à base d’algues, de co-produits de l’agriculture ou de l’agroalimentaire, intégrant de la craie, etc.) sont pour vous de vraies pistes d’avenir. Mais pas avec le compostage ou la biodégradation comme fin de vie. Pourquoi ?
F P. : Cela va être le vrai sujet des mois aà venir. Ces matériaux alternatifs qui utilisent des sciures de bois, des pelures de patates, etc., en général en composite avec des polypropylènes ou des polyéthylènes d’origine fossile ou végétale, sont vus d’un bon œil. Et se sont engouffrés dans la voie du compostage industriel ou domestique. Seulement, pour moi, seuls les produits qui poussent dans la nature peuvent retourner à la nature. La nature n’a pas été programmée pour détruire ce qu’elle n’a pas produit, à un rythme qu’on lui donne. Est-ce raisonnable de faire retourner à la terre des produits qui contiennent des encres, peut-être des huiles minérales ou d’autres substances nocives ? Alors même que les fabricants font la chasse au milligramme de pesticides dans leurs produits alimentaires ?

Quelle est alors la voie d’avenir pour ces matériaux alternatifs ?
F P. : Le réemploi, la réutilisation, le recyclage, là ce sont des fins de vie qui permettront de ralentir l’overshoot day (ndlr : date à partir de laquelle la Planète consomme plus de ressources qu’elle n’en produit). Je milite plutôt pour la révolution du recyclage, dans laquelle les emballages deviennent eux- mêmes des co-produits, à l’exemple du polyal issu de l’alliage plastique/aluminium des briques de lait ou de jus. J’ai installé du mobilier en polyal dans ma commune à Combloux : il ne bouge pas, là où une chaise en PE a une durée de vie de trois ans. Je crois à ce que certains appellent maintenant l’up-cycling, qui n’est autre que le recyclage historique. Regardez comme ça peut être intéressant de réintégrer des coquilles, des poussières de craie, etc., pour fabriquer d’autres matériaux. Ramener la matière à zéro, en boucle fermée, comme va le permettre le recyclage chimique ne sera pas une solution pour tout.

Concernant les plastiques, vous appelez à un changement des mentalités. Lequel ?
F P. : La première révolution des plastiques qui consiste à les rendre recyclables, en développant des mono-matériaux est déjà en cours. Demain, il faudra admettre que certains emballages en plastique ne seront tout simplement ni justifiés ni essentiels. En RHD, par exemple, c’est quand même insensé de se dire qu’on nous sert une salade dans un emballage en plastique qu’on va, au pire, jeter au bout de dix minutes si on mange sur place, au mieux au bout de 20 minutes si on l’emmène au bureau. C’est comme si on allait acheter son pain au bout de la rue en hélicoptère ! C’est le sens de l’interdiction de certains emballages par le règlement SUP (single use plastic), mais il va falloir continuer à légiférer pour arriver à une utilisation du plastique vraiment nécessaire.

Quelles solutions pour ces marchés ?
F P. : Proposer des emballages réemployables ou en tous cas moins sophistiqués, peut-être sans couvercle. Prenons un tout autre exemple, celui des pompes de parfum. Un fournisseur m’a confirmé qu’elles supportaient jusqu’à un million de pressions, sauf que le flacon est vidé et jeté au bout de 30 000 pressions seulement. C’est l’inverse de l’obsolescence programmée ! Brune Poirson, qui préface mon livre, a eu le courage de légiférer sur le sujet dans l’objectif de transformer le système productif pour mettre la préservation des ressources naturelles en son cœur. Il faut arrêter ces pratiques et se redemander, si je devais concevoir mon produit aujourd’hui, est-ce que ce serait raisonnable que je le refasse de la même manière ? Tous les produits ont aussi été conçus pour être distribués en grande distribution. Mais ces couples produits/emballages sont-ils adaptés aux autres circuits de distribution ? Il faudra inventer les emballages pour tous les secteurs.

Votre seconde Révolution va aussi faire la part belle au réemploi. Une autre illustration des mentalités qui évoluent du tout jetable vers le réutilisable ?
F P. :
Clairement. Le réemploi, ce n’est pas juste un emballage, c’est tout un système logistique à créer. Il ne sera peut-être pas aussi vertueux qu’on l’espère au démarrage mais n’oublions pas que ça peut remplacer des emballages qui bénéficient de 20 à 30 ans d’incrémentation. Le réutilisable, qui consiste à trouver un nouvel usage à son emballage a aussi du sens. Certains diront que c’est un retour en arrière. C’est plutôt un retour aux sources. Tout ce mouvement est enclenché, on ne reviendra justement plus en arrière.

Karine Ermenier,  Process Alimentaire, le 4 janvier 2021d

 

La révolution de l’emballage selon Fabrice Peltier

La révolution de l'emballage - Fabrice PeltierAlors que les attentes des consommateurs n’ont jamais été aussi diverses, le consultant, bien connu des lecteurs d’Emballages Magazine, livre une synthèse salutaire. 

Emballages Magazine le rapporte jour après jour : la grande consommation a pris la question de l’emballage à bras-le-corps alors même que les attentes des consommateurs n’ont jamais été aussi contradictoires. Quand, le suisse Nestlé convertit le plastique en papier pour l’emballage de ses Smarties, l’allemand Haribo commercialise ses confiseries dans « le premier Doypack recyclable du marché » en adoptant un monomatériau à base de polyéthylène (PE). Quand l’autrichien Alpla investit plus de 5 millions d’euros dans une ligne d’extrusion de polyéthylène téréphtalate recyclé (rPET) en Italie, l’israélien Tipa affirme, grâce à une étude commandée à Ipsos Digital, que 90 % des Français considèrent les emballages compostables comme « une alternative saine et écologique aux emballages conventionnels ». Quand l’usage unique s’impose avec la vente à emporter dopée par la fermeture des restaurants, réemploi et réutilisation progressent avec le Réseau d’emballages consignés citoyen et local (Réconcil) ou Uzaje. Quand le vrac grignote des parts de marché, la livraison de colis explose avec le commerce en ligne.

Bien connu des lecteurs de la revue, Fabrice Peltier avait réalisé une vaste étude prospective, L’Emballage à l’aube de sa révolution, à l’occasion d’All4Pack 2018. Pour l’édition 2020, le consultant devait revenir avec un deuxième tome intitulé La Révolution de l’emballage. Du fait de la pandémie, All4Pack, prévu en novembre, n’a pas eu lieu. Pas plus que la Drupa, Interpack et le Carrefour des fournisseurs de l’industrie agroalimentaire (CFIA). Un véritable paradoxe au moment où les professionnels expriment un réel besoin de clarification des enjeux... Mais Fabrice Peltier a mené à bien son projet contre vents et marées : dire qu’il tombe à pic relève de l’euphémisme. Les ventes sont au rendez-vous et de nombreux témoignages soulignent la pertinence d’un ouvrage de synthèse richement illustré. Confiné dans sa maison de Combloux (Haute-Savoie) durant le premier semestre 2020, l’auteur a reçu des centaines d’échantillons et acheté des dizaines de produits pour effectuer toutes les photos.

Recyclo-conception

La Révolution de l’emballage s’inscrit dans un temps long, comme l’affirment deux préfaces : celle de Brice Lalonde, à l’origine d’Eco-Emballages, devenu l’organisme agréé pour la valorisation des emballages et des papiers au titre de la responsabilité élargie des producteurs (REP), et celle de Brune Poirson, initiatrice de la loi dite Antigaspillage pour une économie circulaire (Agec) lors de son secrétariat d’État à la Transition écologique et solidaire. Designer de formation, Fabrice Peltier a voulu un livre de travail épuré dont la reliure en spirale assure une manipulation aisée. En expert avisé, ce contributeur actif du Conseil national de l’emballage (CNE) démontre que « le juste emballage » est celui qui convient au produit qu’il protège pour un usage spécifique. Et ce, en appliquant toutes les règles d’écoconception et de réduction à la source dans une approche circulaire, soit la « recyclo-conception ». Le papier, forcément recyclé, offre un toucher agréable. À l’opposé des impressions tapageuses, l’éco-encrage plaide en faveur de la sobriété chère à Pierre Rabhi. Ce pionnier de l’écologie est une influence majeure de l’auteur.

« En cette première période de la révolution de l’emballage, je vous propose d’observer sans parti pris les tendances émergentes dans les principales familles de matériaux d’emballages. Vous constaterez que de très nombreuses solutions sont en train d’émerger. Chacune présente des avantages, mais aussi des inconvénients. Certains emballages sont déjà sur le marché, d’autres en phase d’industrialisation, ou, pour les plus "rupturistes", encore à l’état de prototype... », écrit le chroniqueur d’Emballages Magazine. L’invitation a une suite. Dans l’immédiat, La Révolution de l’emballage poursuit son aventure en anglais.

Henri Saporta, Emballages Magazine, janvier-février 2021d


Prendre de la hauteur

Dans un livre intitulé « la Révolution de l’emballage : l’émergence de nouvelles solutions », Fabrice Peltier propose un inventaire de ce que pourrait être l’emballage en 2040. Pour cet expert reconnu du « design-packaging », les emballages de demain seront nécessairement plus respectueux de l’environnement.

Fabrice Peltier - Viti LeaderLa lecture de votre dernier livre « la révolution de l’emballage » amène à poser un regard différent sur les emballages. Au travers de nombreux exemples vous montrez que les lignes bougent, vers plus de durabilté.
Fabrice Peltier :
Les industriels n’ont pas le choix. Les consommateurs se mobilisent et les pouvoirs publics suivent cet élan en promulguant des lois coercitives. La révolution vers un emballage plus responsable est en marche. Et il n’y a pas de retour en arrière possible. À travers ce livre, j’ai souhaité mettre en avant les pistes innovantes qui s’inscrivent dans cette dynamique. Toutes ne s’imposeront pas mais cela donne une idée aux lecteurs des possibilités qui existent à ce jour pour réinventer l’emballage.

L’agriculture a un rôle à jouer dans la révolution des emballages ?
F.P. :
L’homme a toujours cherché à conserver sa nourriture et l’eau dans des contenants fabriqués à partir de ressources qui étaient à portée de main comme les peaux, le bois, la terre… Les premières matières plastiques de synthèse étaient composées de fibres végétales et de caséine. C’est au début du XXe siècle que la pétrochimie s’est imposée dans la production de plastique. Mais depuis peu, les industriels redécouvrent qu’il est possible de se passer ou de minimiser l’usage du pétrole pour réaliser des emballages plastiques. Actuellement on sait faire du polyéthylène PE, du polystyrène expansé ou polypropylène à partir de matières végétales.
Les marques se saisissent de cette opportunité. C’est le cas notamment du groupe Léa Nature qui conditionne une partie de ses produits cosmétiques dans des tubes en polyéthylène 100% d’origine végétale à base de canne à sucre. Ici, la matière végétale est cultivée pour faire du plastique mais dans d’autre cas, ce sont des sous-produits agricoles qui sont valorisés. Les déchets du tri de semences, les déchets de la production de la viticulture, de l’oléiculture ou encore des chocolateries entrent dans la composition de certains bioplastiques.
Les papetiers aussi s’intéressent aux co-produits agricoles en remplacement du bois. Par exemple, l’amidon de pomme de terre issu des déchets de l’industrie agro-alimentaire peut être valorisé puis recyclé dans la filière papier-carton.
Ces matériaux d’origine végétale offrent des perspectives intéressantes mais il faut regarder leur recyclabilité. Tous ne sont pas recyclables dans les filières existantes en France. C’est le cas des PLA à base d’amidon de maïs ou de bagasse de canne à sucre. 

Le verre peut-il faire sa révolution durable et responsable ?
F.P. :
Les emballages en verre sont recyclables à 100% et à l’infini. Les consommateurs français l’ont bien intégré ; le taux de recyclage du verre est de 85 %. Pour devenir plus vertueux, le verre a peu de marge de manœuvre. La piste la plus évidente est l’allégement. L’autre repose sur le sourcing de la matière première. L’industrie verrière doit faire face à la demande croissante en verre blanc, que l’on retrouve notamment pour les bouteilles de vin rosé. S’il est possible de faire du verre vert et brun à partir de calcin de composition varié, ce n’est pas le cas pour le verre blanc. Pour faire du verre blanc sans tache colorée, les verriers ont besoin de calcin issus exclusivement de verre blanc. Plutôt que de demander aux Français un geste de tri supplémentaire, les industriels ont opté pour une technologie de tri par caméra afin de séparer dans les centres de recyclage le verre coloré du verre blanc. Cependant, il convient de souligner qu’à ce jour l’essentiel du verre blanc provient non pas de calcin blanc mais de sable, une ressource naturelle mais non renouvelable.

Fabrice Peltier - Viti LeaderDans votre livre, vous parlez aussi du réemploi des emballages et de la bonne position du verre pour satisfaire à la prochain obligation réglementaire. Pouvez-vous nous en dire plus à ce sujet ?
F.P. :
La loi anti-gaspillage adoptée en 2020 vise à augmenter la part des emballages réemployés par rapport aux emballages à usage unique. Elle loi fixe aussi des objectifs sur la part du réemploi : 5% en 2023 et 10% en 2027.
Concrètement, le réemploi consiste à utiliser à nouveau un emballage pour un usage identique à celui pour lequel il a été conçu. Il peut se faire avec et sans consigne. Mais pour être incitatif, la consigne sera certainement privilégiée. Le système de consigne n’est pas nouveau pour le vin ; il a déjà existé. Il est possible de le remettre en place, notamment sur le réseau CHR où la consigne n'a jamais disparu. Aujourd’hui, les CHR collectent les bouteilles d’eau en verre par exemple. Si la filière vin veut s’inspirer de cette démarche, il faudra définir une gamme de bouteilles standards. C’est la condition sine qua none au succès de la consigne. La loi anti-gaspillage a anticipé ce point. D’ici au 1er janvier 2022, les éco-organismes comme Adelphe devront définir des gammes standards d’emballages réemployables pour la restauration. Le réemploi des emballages est possible, souhaitable et il va changer les circuits traditionnels de distribution. 

Si la bouteille en verre est le contenant traditionnel du vin, il y a de plus en plus de vente sous les formats BIB et poche souple. Ces contenants ont-ils leur place dans la révolution des emballages engagée ?
F.P. :
Les poches souples répondent à une tendance forte pour les emballages plastiques, à savoir l’allégement. Les marques qui passent d’un emballage rigide à un emballage souple annoncent une réduction de quantité de plastique de 75 à 85 %. C’est une bonne démarche mais elle a ses limites. Les poches sont souvent composées de films complexes. Il n’est pas possible de séparer les matériaux les uns des autres. Ces poches ne sont donc pas recyclables. La situation est identique avec les poches des BIB.
La révolution sur ce type de contenant passera par le mono-matériau, recyclable.

Que pensez-vous des bouteilles de vin en papier ?
F.P. :
L’été dernier, l’entreprise italienne Cantina Goccia a commercialisé un de ses vins dans la bouteille Frugal de Frugalpac. J’ai analysé cet emballage dans la chronique que je réalise ponctuellement pour la revue Emballages Magazine. Elle est composée de 94 % de carton recyclé, découpé et collé autour d’une poche multicouche en plastique et aluminium de 15 grammes, avec un embout à vis en plastique. L’ensemble ne pèse que 83 grammes, soit près de cinq fois moins qu’une bouteille en verre de même contenance. Une fois vidé de son contenu, comme avec les BIB, le consommateur doit séparer la poche du carton. La poche n’est pas recyclable en France, le carton quant à lui est recyclé dans la filière papier-carton. Cet emballage éco-conçu est intéressant même s’il mériterait d’être encore optimisé.
Dans la famille des « paper bottles », on voit aussi arriver des emballages en cellulose moulée qui peuvent contenir une bouteille plastique PET ultra-allégée. La quantité de plastique recyclable est considérablement diminuée et la coque est végétale est aussi recyclable. Carlsberg et la marque de vodka Absolut communiquent largement sur leurs projets respectifs de « paper bottle ». C’est une piste vraiment intéressante.

Les vignerons doivent-ils se sentir concernés par la révolution des emballages ?
F.P. :
Les emballages les concernent en tant que metteur en marché et en tant que consommateur. La transition vers des emballages plus durables ne fait que commencer et va s’accélérer. Soyez ouverts à tous ces changements et inscrivez-vous dans cette révolution !

Séverine Favre, Viti Leaders, Février 2021d 


L'invité de l'émission "Le Grand Matin" sur Sud Radio

Cécile de Ménibus, Patrick Roger, Sud Radio, Mercredi 13 janvier 2021d 

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