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Interviews et Tibunes libresd 

 

Question à Fabrice Peltier

Designer et consultant en éco-conception, auteur de la « Révolution de l’emballage »

Fabrice Peltier- Passerelle - La Feef

Passerelle : L’emballage semble être devenu une préoccupation majeure, pourquoi ?

Fabrice Peltier : En effet, je constate tous les jours que les fabricants de produits de grande consommation se posent désormais plus la question de savoir dans quel emballage ils vont conditionner demain leurs produits actuels que d’imaginer quel nouveau produit ou quelle innovation ils vont lancer pour accroître leur business.

Ce nouveau paradigme que je décrivais, dès 2018, dans mon livre « L’emballage à l’aube de sa Révolution » est dû à une très forte pression des consommateurs qui attendent des vrais changements de la part des industriels en matière d’emballage. Ceux-ci souhaitent en finir avec le tout plastique jetable et avoir l’assurance que les emballages soient 100% recyclables.

De plus, pour les industriels qui n’auraient pas entendu les attentes des consommateurs, c’est le nouvel arsenal législatif très contraignant qui vient d’être promulgué et les taxes de plus en plus incitatives qui les obligent à bouger très vite et à faire leur Révolution.
C’est notamment ce qui se passe pour les producteurs de fruits et légumes qui ne pourront plus emballer leurs produits dans des emballages tout ou partie en plastique au-dessous d’1,5 kg à partir du 1er janvier 2022.   

Qu’entendez-vous par « Révolution de l’emballage » ?

F.P. : Le fait que l’emballage « jetable » que nous connaissons aujourd’hui, conçu pour une distribution quasiment exclusive en libre-service dans des GMS, ne peut plus être le modèle exclusif du commerce contemporain. Il doit changer drastiquement pour être plus respectueux de notre environnement, mais aussi pour répondre aux nouveaux canaux de distribution tels que le e-commerce, le Click and Collect, le Drive, le vrac...

Le commerce évolue. Si hier le consommateur se déplaçait pour aller chercher ses produits dans des rayons de magasins, demain, c’est le produit qui va se déplacer pour être acheminé vers le consommateur. Les emballages pour ce nouveau cheminement sont encore à inventer... 

Quelles sont les premières tendances de cette Révolution et quelles sont les perspectives à venir ?

F.P. :Nous en sommes qu’au début, dans ce que j’appelle la première période : l’émergence de nouvelles solutions. Tout bouge très vite, chaque solution présente des avantages, mais aussi des inconvénients.

Certains emballages sont déjà sur le marché, d’autres en phase d’industrialisation, ou, pour les plus « rupturistes », encore à l’état de prototype... Comme je le montre dans mon nouvel ouvrage « La Révolution de l’emballage », nous observons un grand retour des papiers-cartons en substitution aux plastiques. Mais aussi une simplification des emballages en plastique pour les rendre 100% recyclables.

L’expérimentation de ces nouveaux emballages va permettre de faire un tri : des solutions s’imposeront et certaines disparaîtront. Cependant, le grand chamboulement reste à venir avec la disparition de l’emballage en plastique à usage unique programmée pour 2040 et la mise en place des emballages réemployables qui va devoir s’organiser entre temps...

Propos recueillis par Passerelle, N°23 - juin 2021d

 

Emballages, une révolution en cours

Les usages, la réglementation et les attentes des consommateurs ont indiqué la voie à suivre, et des échéances sont arrêtées. Pour les atteindre, des progrès sont nécessaires, tant dans l’écoconception que dans les techniques de recyclage.

Fabrice Peltier- La Voie des MarquesLa Voix des Marque : Vous écrivez que « nous sommes dans la première période de la révolution de l’emballage ». Quelles sont les bastilles à prendre ?  
Fabrice Peltier :
En ce début de révolution, celui qu’on accuse de tous les maux, « l’aristo » qu’on doit mettre à la lanterne, c’est le plastique. Non pas tant le plastique en lui-même que les déchets qu’il génère, qui s’accumulent dans les océans et qui seront bientôt plus nombreux dans les eaux que les poissons... 

Cette révolution passe-t-elle par plus de normes ? 
F. P. :
Je dirais plutôt que ce sont les règlementations françaises et européennes promulguées depuis peu de temps qui l’ont déclenchée. J’en parlais en 2018 lorsque j’ai écrit L’Emballage à l’aube de sa révolution. Cet ouvrage annonçait les demandes d’interdiction de mise sur le marché de certains emballages. Auparavant, on arrêtait de bonnes pratiques et des taux à atteindre, les lois n’étaient pas très contraignantes : elles portaient essentiellement sur la réduction à la source et des objectifs de taux de recyclage. Avec la directive européenne sur les plastiques à usage unique (dite « SUP » ou single-use plastics) et la loi anti-gaspillage pour une économie circulaire (loi AGEC), le couperet est tombé sur certains emballages, et ce n’est qu’un début. Ce sont ces interdictions de mise sur le marché qui sont révolutionnaires, puisqu’un certain nombre d’industriels sont aujourd’hui obligés de changer leur méthode de production. En effet, très peu de produits, particulièrement dans l’alimentaire, existent sans emballage. L’industrie agroalimentaire fabrique essentiellement des produits emballés ; sans emballage, peu de denrées arrivent intactes dans l’assiette des consommateurs. Aussi, l’interdiction de certains types d’emballage sur certains marchés incite les industriels a entamer leur révolution, au risque de disparaître. Le temps des bonnes intentions est terminé, d’autant que de nouvelles règles et contraintes ne vont pas tarder à arriver pour appeler à accélérer le mouvement... 

Le coût économique global de cette révolution pour une entreprise peut-il vraiment être connu ?
F. P. : Pour celui qui ne fera rien, il sera catastrophique, car il débouchera sur une interdiction de commercialisation. Pour les autres, il y aura à l’évidence un coût économique, mais ce sera un investissement pour assurer la continuité et un meilleur avenir. La plupart des entreprises ont un cycle de production avec un système d’emballage qui est, sur le plan économique, très bien calibré, parfaitement optimisé. On peut comprendre qu’elles n’aient pas envie de changer ce qu’elles ont mis des années à mettre au point et qui est parfaitement rodé. Cependant, trois autres facteurs de la vie de l’emballage doivent être pris en compte : la distribution, la consommation et la fin de vie.
La distribution est aussi en pleine mutation. Les emballages actuels ont été conçus pour un type de commerce, le modèle du supermarché et de l’hypermarché. L’essor de la vente par Internet, du drive, du vrac, des magasins de proximité, s’accentue, avec des emballages qui ne correspondent pas à leurs contraintes. Ces nouveaux canaux n’ont pas d’autre choix d’emballages que ceux de la grande distribution. Deuxième changement : qu'elle soit réelle ou bâtie sur des rêves, la perception qu’ont les consommateurs des produits emballés a basculé vers le « moins », voire pour certains vers le « zéro emballage ». On leur demande depuis vingt-cinq ans de trier leurs emballages pour qu’ils soient recyclés. Ils ne comprennent pas pourquoi certains emballages en plastique ne sont pas recyclés et se retrouvent dans la nature. Ils déplorent que la majorité des emballages en plastique ne soient pas recyclés. Ils réclament donc la fin des emballages non-recyclables. Enfin, la poubelle, dernière phase de vie de l’emballage : les emballages non-recyclables vont être de plus en plus taxés, puis interdits. Entre-temps on va peut-être obliger
les industriels à communiquer sur la recyclabilité de leurs emballages... 

La transition est-elle freinée par des idées fausses sur certains matériaux. Le carton, par exemple, est-il responsable de la déforestation ?
F. P. :
On sait depuis longtemps que les papiers-cartons ne sont pas responsables de la déforestation. Ils sont produits à partir de forêts éco-gérées. Leur production n’induit pas de coupes franches de forêts ; et ce n’est pas à partir des parties nobles du bois qu’on récupère les fibres. Il circule également beaucoup d’idées fausses sur les agro-matériaux, la biodégradation... Chacun y va de son slogan pour sauver la planète. 

Les consommateurs sont-ils attachés à un matériau d’emballage en particulier ?
F. P. : On note depuis longtemps que les matériaux d’emballage qui ont la meilleure image sont le verre et le papier-carton, car ils sont les plus recyclables et les plus recyclés. Cependant, pour la quasi-totalité des consommateurs, un emballage respectueux de l’environnement est un emballage 100% recyclable. 

Certains produits voient-ils leurs ventes baisser en raison d’un emballage qui séduirait moins les consommateurs (plastiques recyclés présentant moins d’éclat et de couleur) ?
F. P. : Je ne connais pas d’étude qui le démontre. Par contre, certaines montrent que les emballages à l’apparence recyclée (kraft et couleur verte, plastiques grisés munis d’explications) sont associés dans les esprits au respect de l’environnement. Il s’agit de nouveaux codes, de nouveau aspects qui vont se faire accepter sans problème. Le consommateur ne demande pas des emballages blancs ou immaculés, il ne demande pas de la transparence sur tous les produits. Quand Barilla a enlevé en Angleterre la fenêtre sur ses emballages, ne laissant que la photo du produit, ses ventes n’ont pas diminué. 

Fabrice Peltier - La Voie des MarquesIl semble que chaque matériau ait ses avantages et ses inconvénients. Les papiers-cartons ont vu leur usage progresser grâce à l’e-commerce, mais devraient être « plastifiés » par nécessité pour réaliser une barrière étanche ; un emballage primaire souple n’étant pas « autoporteur » nécessiterait un emballage secondaire...
F. P. : La composition d’un emballage dépend du type de produits qu’il contient et des fonctions qu’on souhaite lui faire remplir. Un monde sans plastique dans l’emballage, ce n’est aujourd’hui pas possible. Mais un avenir proche avec beaucoup moins de plastique est tout à fait envisageable. Il n’existe pas une solution unique de substitution, mais de nombreuses pistes qui permettent d’arriver au « juste emballage » : un emballage éco-conçu pour exécuter sa mission sans surenchère. Il peut être en carton, en plastique ou complexe, car des emballages en papier-carton qui contiennent des produits gras ou liquides doivent être plastifiés. Les matériaux sont destinés à vivre ensemble, et dans tous les cas il faut en utiliser un minimum, si possible recyclés et 100% recyclable. 

Le tout recyclable : un vœu pieu ?
F. P. :
Pas un vœu, et bientôt une obligation. En 2030, les emballages non-recyclables seront interdits par la Commission européenne. Les industriels n’ont pas d’autre choix que penser « 100% recyclable ». Pour cela, il faut faire de la « recyclo-conception », c’est-à-dire concevoir des emballages faciles à recycler pour qu’ils soient effectivement traités par l’industrie du recyclage. Par exemple, moins on a de pièces qui composent l’emballage, plus le recyclage est facilité, car la phase de séparation préalable est réduite. Quant aux matériaux complexes, ils vont effectivement poser des problèmes : nous atteignons là les limites du recyclage mécanique, et nombreux sont ceux qui attendent le recyclage chimique. 

De nouvelles technologies vont-elles permettre de rendre dissociables les matériaux dont l’amalgame empêche le recyclage ?
F. P. : Oui, mais nous en sommes aux balbutiements, dans la phase de la recherche-développement et des prototypes industriels. Mais ce ne sont pas les progrès de recyclage qui vont régler le problème du recyclage, car ce sera toujours plus cher et pas forcément bénéfique pour l’environnement. C’est avant tout la conception de l’emballage à recycler qui va le faciliter ou non. Il faut choisir le bon sens. Les technologies n’interviennent que pour recycler plus et mieux. 

Nous ne recyclons que 25% des emballages plastiques. L’objectif de 50% fixé par Bruxelles pour 2025 est-il à notre portée ? 
F. P. :
Actuellement 50% des emballages plastiques ne sont pas recyclables, et sur les 50% restant, seule la moitié est effectivement recyclée. Il faut donc interdire les 50% qui ne sont pas recyclables et améliorer le retraitement de ceux qui le sont. Va-t-on y arriver en 2025, j’en doute. 

Mieux considères que le plastique, le verre, l’acier et l’aluminium pourraient, selon vous, ne pas échapper au « vent de la révolte ». Pour quelles raisons ?
F. P. :
Dans la première période de la révolution, c’est le plastique qui est visé. La deuxième période est déjà tracée par la loi AGEC, avec l’interdiction en 2040 des emballages plastiques à usage unique. Mais est-ce le plastique qui est visé, ou l’usage unique ? Même s’il est censé « simplifier la vie », l’usage unique n’est pas toujours justifié. Il va falloir s’interroger sur les emballages qui pourront être réemployés, consignés ou non. Cela va obligatoirement concerner le verre, le métal et l’aluminium, qui sont utilisés dans des emballages à usage unique. Mais ce sera aussi une opportunité pour le plastique qui, à l’image de Tupperware, sait réaliser des contenant à usage multiple depuis le siècle dernier. 

Quels sont l’avenir et le périmètre envisageables pour la consigne en grande distribution ?
F. P. :
On associe le réemploi à la consigne, mais on peut avoir l’un sans l’autre. Il y a deux types de consignes : la consigne pour recyclage, comme en Suède ou en Finlande, ou? le consommateur paie et est remboursé quand il rapporte l’emballage pour qu’il soit recyclé ; et la consigne pour réemploi, quand le consommateur rapporte l’emballage pour qu’il soit récupéré pour être nettoyé et rempli à nouveau par un industriel. Dans ce cas, c’est tout un réseau à mettre en place, car il faut organiser la logistique pour rapporter les emballages, les nettoyer et les livrer chez l’industriel. La consigne et le réemploi vont, pour un certain nombre de produits, connaitre un essor, car la loi impose d’atteindre  5% des emballages utilisés réemployés en 2023 et 10% en 2027. Mais cela ne peut pas concerner tous les produits ni tous les circuits de distribution.

Propos recueillis par Jean Watin-Augouard, La Voix des Marque, Printemps 2021d

 

« Il va falloir admettre que certains emballages en plastique ne sont pas justifiés »

Auteur du livre « La Révolution de l’Emballage », Fabrice Peltier, designer et consultant, prépare déjà le second volet de cette analyse. Qui fera la part belle à trois grands enjeux : la clarification de la fin de vie des biosourcés, la véritable utilité des plastiques à usage unique et le réemploi. Interview.

Process Alimentaire : Intitulé « L’émergence de nouvelles solutions », la première partie de votre Révolution de l’Emballage dresse l’étendue des pistes d’éco-conception qui sont déjà disponibles ou qui se profilent sur le marché. Face à toutes ces options, comment faire un choix ?
Fabrice Peltier : On m’appelle souvent pour me demander quel est l’emballage idéal. Je réponds qu’il ne faut pas se focaliser sur l’emballage mais sur le couple contenant/contenu, sur toute la chaîne. Cela ne sert à rien, par exemple, de copier son concurrent en matière d’éco-conception car ses contraintes de production, de transport, de distribution sont peut-être différentes. Et auront un impact sur la conception de l’emballage qu’on vend en palettes ou pas, qu’on exporte ou pas, etc. La seule façon de procéder est d’appliquer une méthode d’éco-conception pour chaque application, Génepack par exemple, en faisant un streaming complet sur toute la chaîne pour éviter les transferts d’impact.

Au risque, peut-être, de choisir une option dont l’Analyse de Cycle de Vie (ACV) soit moins favorable ?
F.P. : Sur ce point, ma philosophie est claire : il faut se détendre sur la question du carbone dans l’emballage ! Dans la plupart des produits alimentaires, exception faite des liquides, l’impact carbone du contenant représente 5 à 8 %. Vouloir réduire l’impact carbone de l’emballage c’est travailler sur l’épaisseur du trait. Il ne faut pas s’arrêter à un seul indicateur. Et se dire aussi que, s’ils sont moins disant que le plastique, qui est plus léger, les matériaux alternatifs sont nouveaux et pas encore optimisés. On a 10 à 15 ans de recul sur les plastiques. Il y a quelques années, les bouteilles d’eau pesaient trois fois plus lourd qu’aujourd’hui. Il n’est pas incongru de penser que les matériaux renouvelables réduiront leur impact dans les années à venir.

Avec la fin annoncée des ressources fossiles, ces matériaux alternatifs listés dans votre livre (à base d’algues, de co-produits de l’agriculture ou de l’agroalimentaire, intégrant de la craie, etc.) sont pour vous de vraies pistes d’avenir. Mais pas avec le compostage ou la biodégradation comme fin de vie. Pourquoi ?
F.P. : Cela va être le vrai sujet des mois aà venir. Ces matériaux alternatifs qui utilisent des sciures de bois, des pelures de patates, etc., en général en composite avec des polypropylènes ou des polyéthylènes d’origine fossile ou végétale, sont vus d’un bon œil. Et se sont engouffrés dans la voie du compostage industriel ou domestique. Seulement, pour moi, seuls les produits qui poussent dans la nature peuvent retourner à la nature. La nature n’a pas été programmée pour détruire ce qu’elle n’a pas produit, à un rythme qu’on lui donne. Est-ce raisonnable de faire retourner à la terre des produits qui contiennent des encres, peut-être des huiles minérales ou d’autres substances nocives ? Alors même que les fabricants font la chasse au milligramme de pesticides dans leurs produits alimentaires ?

Quelle est alors la voie d’avenir pour ces matériaux alternatifs ?
F.P. : Le réemploi, la réutilisation, le recyclage, là ce sont des fins de vie qui permettront de ralentir l’overshoot day (ndlr : date à partir de laquelle la Planète consomme plus de ressources qu’elle n’en produit). Je milite plutôt pour la révolution du recyclage, dans laquelle les emballages deviennent eux- mêmes des co-produits, à l’exemple du polyal issu de l’alliage plastique/aluminium des briques de lait ou de jus. J’ai installé du mobilier en polyal dans ma commune à Combloux : il ne bouge pas, là où une chaise en PE a une durée de vie de trois ans. Je crois à ce que certains appellent maintenant l’up-cycling, qui n’est autre que le recyclage historique. Regardez comme ça peut être intéressant de réintégrer des coquilles, des poussières de craie, etc., pour fabriquer d’autres matériaux. Ramener la matière à zéro, en boucle fermée, comme va le permettre le recyclage chimique ne sera pas une solution pour tout.

Concernant les plastiques, vous appelez à un changement des mentalités. Lequel ?
F.P. : La première révolution des plastiques qui consiste à les rendre recyclables, en développant des mono-matériaux est déjà en cours. Demain, il faudra admettre que certains emballages en plastique ne seront tout simplement ni justifiés ni essentiels. En RHD, par exemple, c’est quand même insensé de se dire qu’on nous sert une salade dans un emballage en plastique qu’on va, au pire, jeter au bout de dix minutes si on mange sur place, au mieux au bout de 20 minutes si on l’emmène au bureau. C’est comme si on allait acheter son pain au bout de la rue en hélicoptère ! C’est le sens de l’interdiction de certains emballages par le règlement SUP (single use plastic), mais il va falloir continuer à légiférer pour arriver à une utilisation du plastique vraiment nécessaire.

Quelles solutions pour ces marchés ?
F.P. : Proposer des emballages réemployables ou en tous cas moins sophistiqués, peut-être sans couvercle. Prenons un tout autre exemple, celui des pompes de parfum. Un fournisseur m’a confirmé qu’elles supportaient jusqu’à un million de pressions, sauf que le flacon est vidé et jeté au bout de 30 000 pressions seulement. C’est l’inverse de l’obsolescence programmée ! Brune Poirson, qui préface mon livre, a eu le courage de légiférer sur le sujet dans l’objectif de transformer le système productif pour mettre la préservation des ressources naturelles en son cœur. Il faut arrêter ces pratiques et se redemander, si je devais concevoir mon produit aujourd’hui, est-ce que ce serait raisonnable que je le refasse de la même manière ? Tous les produits ont aussi été conçus pour être distribués en grande distribution. Mais ces couples produits/emballages sont-ils adaptés aux autres circuits de distribution ? Il faudra inventer les emballages pour tous les secteurs.

Votre seconde Révolution va aussi faire la part belle au réemploi. Une autre illustration des mentalités qui évoluent du tout jetable vers le réutilisable ?
F.P. :
Clairement. Le réemploi, ce n’est pas juste un emballage, c’est tout un système logistique à créer. Il ne sera peut-être pas aussi vertueux qu’on l’espère au démarrage mais n’oublions pas que ça peut remplacer des emballages qui bénéficient de 20 à 30 ans d’incrémentation. Le réutilisable, qui consiste à trouver un nouvel usage à son emballage a aussi du sens. Certains diront que c’est un retour en arrière. C’est plutôt un retour aux sources. Tout ce mouvement est enclenché, on ne reviendra justement plus en arrière.

Karine Ermenier, Process Alimentaire, le 4 janvier 2021d 


Comment réduire le volume de nos emballages pour les fêtes ?
 

La fin de l’années la période la plus consommatrice en emballages. Et les réveillons confinés de 2020 devraient battre des records. Un expert nous donne des conseils pour limiter dégâts.

Dépenses, calories, boissons… La période des fêtes est celle de tous les excès et les emballages n’échappent pas à la règle. Notre consommation de boîtes, barquettes, pots et autres bouteilles augmente en moyenne de 20% durant la dernière quinzaine de décembre. Et le record devrait tomber cette année, comme l’anticipe le spécialiste Fabrice Peltier.
« Les restaurants étant fermés, même s’il y aura de la livraison à domicile, environ 75% des repas seront pris à domicile. Les gens vont faire plus de courses et vont se retrouver avec beaucoup plus de déchets issus de l’emballage, prévient-il. Les restaurants produisent eux aussi de déchets, mais ils travaillent avec de grosses quantités, de plus gros contenants et donc moins d’emballages. » Voici donc quelques conseils pour réduire nos déchets pour les fêtes. 

Pour vos courses, augmentez le volume
Pour préparer les réveillons de Noël et du jour de l’an, et dans la vie de tous les jours, « Il est impératif de privilégier les emballages recyclables. » insiste Fabrice Peltier. « Il y a le verre, le papier, le métal et certains plastiques. Cela est indiqué sur l’étiquette, à côté de la liste des ingrédients. »
Selon lui, citadins et ruraux ne sont pas égaux face aux emballages. « En ville on peut faire des courses au jour le jour, sans prendre sa voiture. Il est donc plus facile d’acheter en vrac et de réduire ses emballages. En montagne ou à la campagne, c’est plus difficile car on fait ses courses moins régulièrement, surtout en cette période de covid. »
Fabrice Peltier conseille d’éviter le plus possible les emballages individuels et d’opter pour les gros volumes. » Par exemple, une barquette de margarine de 200 grammes ne contient pas 2 fois plus d’emballage qu’une barquette de 100 grammes. Il faut se dire que, oui, elle est un peu plus chère, mais elle durera plus longtemps et on fait un geste pour l’environnement. »

Comment emballerais cadeaux ?
« Pour les cadeaux, la quantité de déchets est double puisqu’il y a l’emballage originel de l’objet et le paquet cadeau. Vous remarquerez que le sac qu’on utilise pour transporter les cadeaux est souvent trop petit pour contenir les emballages une fois déballés. », illustre Fabrice Peltier.
Le papier cadeau est entièrement recyclable, donc pas de problème… sauf que certains contiennent du plastique. Privilégiez donc le 100% papier. Si vous l’avez déjà acheté, un test simple permet de savoir s’il y a du plastique (et ainsi le jeter dans la bonne poubelle) essayez de le déchirer, si le papier résiste, c’est qu’il contient du plastique. Même chose pour le ruban.
« Ne tartinez pas votre paquet de scotch, qui est un perturbateur du recyclage, ajoute l’expert. Ne chiffonnez pas le papier cadeau, car il est plus simple de recycler le papier lisse. Et remettez à plat les boîtes, cela prendra moins de place dans poubelle et donc dans le système de tri. » Enfin, une autre solution venue du Japonais fureur cette année : le furoshiki, un emballage en tissu réutilisable. Vous voilà prêts passer des fêtes plus écoresponsables que jamais. 

Pierre Charles, Le Dauphiné Libéré, Jeudi 24 décembre 2020d  


Prendre de la hauteur
 

Diminuer la pollution plastique signifie-t-il tout remplacer par du carton ? Est-ce possible ? Est-ce plus vertueux que du plastique recyclé ? Fabrice Peltier, consultant et designer spécialiste de l’emballage alimentaire, porte un regard aiguisé et engagé sur l’emballage, un objet bien plus complexe qu’on ne le pense, qui cristallise tous les enjeux.

Fabrice Peltier - VégétableQui se souvient de l’aviateur qui dessine une vulgaire boîte rectangle en réponse au Petit Prince, qui lui demande « Dessine-moi un mouton » ? Et de la joie du Petit Prince de voir enfin, à travers cette boîte, le mouton de ses rêves ? L’image résume bien le paradoxe de l’emballage. Il a un rôle crucial pour accompagner le produit, mais l’utilisateur final ne le voit pas. Du moins, il ne le considère pas, sinon comme un tas de déchets à jeter une fois que le produit est déballé ou consommé. Or l’emballage est un objet extrêmement élaboré, technique, qui doit remplir de multiples fonctions. Avant de mettre en valeur son produit, l’emballage doit le protéger des éléments extérieurs délétères, améliorer sa conservation, faciliter son transport en gros par l’optimisation des volumes et donc du transport, assurer une bonne mise en rayon, garantir la praticité pour le consommateur final qui s’en saisit et le porte jusqu’à son domicile. Bref, « il faut arrêter de ne considérer l’emballage que lorsqu’il est un déchet, qu’en fin de vie », avertit Fabrice Peltier.

Rappelons que l’emballage n’entait encore que papier, carton, bois, verre et matières textiles jusque dans les années 1970, où l’avènement des technologies du plastique ont créé des matériaux tellement performants qu’ils ont littéralement envahi et transformé les emballages du quotidien. Jusqu’aux outrances que l’on connaît du suremballage, du tout jetable et de la pollution mondiale par le plastique. Jusqu’au point où ce plastique, justement, est devenu la cible de campagnes de communication massives, écologistes et parfois plus opportunistes, faisant de lui l’ennemi public numéro un et de son éviction un nouveau symbole de vertu. À l’écoute des tendances sociétales, la filière fruits et légumes n’a pas tardé à prendre le sujet à bras le corps, en multipliant les initiatives privées pour réduire les plastiques dans les conditionnements. Un coup d’accélérateur a été donné en janvier dernier, avec la loi économie circulaire qui interdit littéralement tout plastique et toute matière non composable (en domestique) pour le rayon fruits et légumes à partir du 1er janvier 2022, hors lots supérieurs à 1,5 kg. Un coup de tonnerre vécu comme une injustice par la filière, avant que la crise sanitaire de la Covid-19 ne vienne à son tour rappeler que le conditionnement, synonyme d’hygiène et de praticité, est aussi un réel besoin. La frénésie récente sur le sujet et les enjeux très lourds pour les entreprises de fruits et légumes méritent bien qu’on prenne un peu de hauteur pour mieux comprendre la boîte à mouton de Saint-Exupéry. 

Végétable : Que vous inspire cette marche forcée vers la suppression du plastique ?
Fabrice Peltier :
Certes, aujourd’hui il n’y a pas mieux que les performances du plastique et le calendrier imposé aux fruits et légumes est injuste vis-à-vis des autres filières alimentaires, mais nous n’avons pas le choix. Il faut enlever le plastique, parce qu’on le retrouve dans les océans, parce que c’est une matière fossile. Utiliser des matériaux renouvelables est obligatoire. C’est une question d’éthique vis-à-vis des générations futures. L’interdiction du plastique s’appliquera à tous en 2030 de toute façon et représente une tendance forte au niveau de l’Europe. La filière fruits et légumes deviendra avant-gardiste sur le sujet. Nous sommes dans la bonne direction.

Quel est le plus vertueux entre du plastique que l’on recycle, du papier-carton issu de cultures agricoles ou d’autres solutions ?
F.P. :
Il faut considérer la question dans une perspective temporelle. Aujourd’hui, du plastique issu de la filière de recyclage, comme le rPET, a un bon bilan carbone, meilleur que le papier-carton dont la technologie, en pleine évolution, est gourmande en ressources. Mais les bilans carbone des matériaux renouvelables sont en train de s’améliorer. La R&D est en pleine émulation. L’enjeu est vraiment de considérer la finalité à long terme de la transformation en cours, à savoir réduire drastiquement nos prélèvements d’énergies fossiles et nos rejets délétères comme le plastique ou les gaz à effet de serre. 

Comment ?
F.P. :
La ligne directrice se décline en trois points. D’abord, en réduisant drastiquement la part du plastique, quelle que soit son origine, biosourcé ou fossile. Car le plastique demeure ensuite un polluant dans la nature. Même les plastiques dits composables ne se dégradent en réalité que dans les conditions industrielles. Aujourd’hui, un sac plastique « composable » du rayon fruits et légumes mettra trente ans pour se dégrader dans l’océan. La seconde priorité c’est augmenter les matériaux d’origine renouvelable, papier, carton, bois, fibres textiles, etc. Et enfin, augmenter le réemploi des emballages, quels qu’ils soient. Il est tout de même absurde qu’un emballage, qui doit avoir des fonctionnalités de protection, d’usage et de résistance hors du commun, soit jeté alors qu’il conserve encore toutes ces propriétés. C’est la forme la plus ultime, voire absurde, de l’obsolescence programmée ! Souvenons-nous du principe de Tupperware®, créé en 1946, conçu pour être garanti à vie. On peut imaginer avec des emballages réutilisables tout un système de commercialisation adapté.

La meilleure solution ne serait-elle pas de se passer d’emballage ?
F.P. :
C’est un leurre. L’emballage est nécessaire, à divers égards. Même dans le vrac, il faut des contenants. Des supports pour présenter les produits, puis des solutions pour que les consommateurs les emportent. Et, dans certains cas, sans emballage qui protège les produits, on augmenterait substantiellement le gaspillage alimentaire. L’impact sur la planète n’en serait pas meilleur, quand on sait que l’emballage ne représente qu’entre 5 à 7 % du bilan environnemental d’un produit alimentaire. La solution n’est pas de ne rien faire, mais de bien faire.

Concrètement, pour les fruits et légumes, que préconisez-vous ?
F.P. :
L’idée est de travailler sur le « juste » emballage, celui qui rend le maximum de services pour un minimum d’impact. Je travaille avec une méthode d’écoconception, par l’analyse complète du cycle de vie de la production jusqu’au recyclage de l’emballage. Les solutions sont variables selon les produits, selon les pays, selon les circuits de distribution, etc. Aujourd’hui la majorité des emballages du marché a été conçue pour la grande distribution.
Or ces réseaux évoluent, bouleversés par les circuits de proximité, le digital, les systèmes d’abonnement... Pour inventer les justes emballages, il y a besoin d’expertise et de créativité. À cet égard, j’observe un véritable investissement de la part de grands groupes des fruits et légumes en partenariat avec des industriels, qui ont compris qu’il fallait faire de la contrainte législative une opportunité et se sont mis en mouvement. Ils ont compris qu’il ne fallait plus dépendre des fournisseurs, de leurs propres sous-traitants, qu’il ne fallait plus subir, ne plus agir en amateur. Maîtriser, internaliser la question de l’emballage, c’est se garantir un aspect fondamental de la survie de leur entreprise. Il n’y a pas de temps à perdre à essayer de lutter contre le législateur, c’est une lame de fond.

Le papier-carton peut-il totalement remplacer le plastique ?
F.P. :
Par rapport au plastique, les matériaux en papier-carton présentent encore trois principaux freins : le manque de transparence, la perméabilité et l’importance du rapport poids-résistance. Aujourd’hui, ces inconvénients sont souvent résolus par l’adjonction d’une faible quantité de plastique en plus du papier-carton. Par exemple, une fenêtre en plastique (qui peut être biosourcé, comme l’acétate de cellulose) pour rendre le produit visible à l’intérieur d’une poche papier ou d’une barquette carton. Ou encore l’adjonction d’une très fine pellicule de plastique dans une poche papier pour l’imperméabiliser, comme dans les briques alimentaires. Ces techniques permettent de réduire drastiquement les quantités de plastique utilisé et n’empêchent pas le recyclage du papier-carton, qui sont admis dans les filières dans la mesure où la quantité de plastique est minoritaire. Néanmoins, ces solutions ne seront plus admises dans le rayon fruits et légumes à compter de 2022. La recherche en la matière est extrêmement active, des technologies comme la chromatogénie* pourrait permettre de rendre le papier-carton hydrophobe, donc étanche, sans ajout de matière. D’autres travaux cherchent à alléger ces matériaux, encore volumineux et lourds. Ce sont des projets en cours de développement. De nouvelles usines sont en train de se construire en Europe.

* Procédé chimique biocompatible sans solvant qui rend imperméable à l’eau tout matériau à base de fibres de cellulose.

Cécile Parly, Végétable, Octobre 2020d

 

Pas d’emballage, pas de chocolat

Fabrice Peltier - Art et Industrie - la Revue des Marques

Dans une société en questionnement et en mouvement face aux enjeux environnementaux que plus personne ne peut ignorer, les emballages sont plus que jamais pointés du doigt par les consommateurs et les ONG, observe dans cette tribune Fabrice Peltier, expert reconnu du design packaging et pionnier de l’écoconception. En réaction, les pouvoirs publics légifèrent : l’interdiction de mise sur le marché de certains emballages en plastique à usage unique n’est qu’un début. L’ensemble du secteur de l’emballage n’a plus le choix, il est sommé d’apporter rapidement des alternatives pour mieux respecter l’environnement.


Selon un sondage Ifop, réalisé le 13 mai pour le salon ALL4PACK, les consommateurs expriment de fortes attentes sur les emballages : 81% des sondés préféraient des produits qui nécessitaient moins d’emballage avant l’épidémie de Covid-19 et ils sont restés une majorité, 60%, à ne pas avoir modifié leur comportement malgré la crise sanitaire. Une tendance qui semble bien ancrée et qui appelle à des changements radicaux chez les industriels pour la conception d’emballages plus facilement recyclables, voire réutilisables. Dans ce même sondage, 61% des personnes interrogées aimeraient que les industriels consacrent davantage d’efforts dans la conception d’emballages durables.
Cette aspiration ne date pas d'aujourd'hui et a été suffisamment forte pour faire agir nos politiques. Avec la loi Économie circulaire, promulguée en février dernier, l’interdiction des emballages non recyclables est désormais actée pour 2030. Elle vaut pour tous les matériaux et devrait se généraliser pour tous les pays de l’Union européenne dans les prochains mois. Des objectifs ambitieux pour accroître les taux de recyclage des emballages sont fixés ainsi que des objectifs d’intégration de matière recyclée dans leur composition. De plus, la commercialisation de certains produits pourrait être conditionnée à l’incorporation de matière première recyclée. Pour atteindre tous ces objectifs, un plan quinquennal de réduction, réemploi et recyclage (3R) sera défini par décret pour la période 2021-2025, puis sera revu tous les cinq ans…

Le réveil a sonné, il est temps de se réveiller, la révolution de l’emballage est bien en marche !
Force est de constater que les consommateurs veulent toujours plus : des emballages plus faciles à utiliser, plus faciles à ouvrir et à refermer ; en même temps des emballages plus respectueux de l’environnement, 100% recyclables, biodégradables, réutilisables… Tous les résultats d’études convergent dans ces deux domaines vers des scores qui avoisinent les 100 %, si bien qu’il ne s’agit plus d’une tendance pour l’emballage, mais d’un véritable prérequis. L’emballage de demain devra obligatoirement être plus pratique et plus respectueux de l’environnement. Ceux qui pensent qu’une nouvelle tendance pourrait ébranler cette conviction des consommateurs se trompent. Il n’y aura pas de retour en arrière.

L’épidémie de Covid-19 a remis les pendules à l’heure
L’épidémie de Covid-19 a rappelé la raison d’être de l’emballage. Sans contenant, la sécurité alimentaire, la consommation et la distribution de certains produits se révéleraient tout simplement impossibles ! Le Premier ministre le soulignait dès le 19 mars devant les députés. Ce secteur joue un rôle crucial et s’avère indispensable à la distribution des denrées alimentaires, mais également au maintien de l’activité des secteurs stratégiques de la Nation. L’enquête réalisée début avril par Elipso le confirme, la moitié des fournisseurs d’emballages pour l’alimentaire, dont les produits sont destinés à la grande distribution, ont dû faire face à une hausse de leur activité depuis le début de la crise sanitaire.
Alors oui, l’emballage est utile. Après plusieurs années d’attaques répétées et l’arsenal législatif qui se met en place, les enseignements du Covid 19 permettent de redorer le blason de l’emballage. Faut-il encore rappeler que la formule « le meilleur emballage est celui qui n’existe pas » est encore en vogue. Ce à quoi, les professionnels de l’emballage, ne manqueront pas de rétorquer : « Pas d’emballage, pas de chocolat ! »

La tendance plus forte que le Covid-19
Il serait vain de croire que cette crise inversera durablement la tendance profonde des consommateurs pour moins d’emballage et qu’elle émoussera leur désir profond pour qu’il soit plus respectueux de l’environnement. Bien que les circonstances sanitaires inédites nous imposent l’usage unique et l’incinération de beaucoup de ressources souillées, l’épidémie n’enterrera pas les « 3R » ! Réduction, réemploi et recyclage demeurent plus que jamais les objectifs de l’emballage vertueux d’après Covid.
Plutôt que de tenter de revenir sur les avancées règlementaires annoncées en début d’année, le secteur de l’emballage devrait en profiter pour ressortir grandi de cette crise. En profiter pour se réinventer, en affirmant qu’il est plus sûr, plus protecteur, tout en étant écoconçu pour éviter toute forme de gaspillage du contenant comme du contenu. Cela permettra, espérons-le, de changer, de façon durable, le regard qui est porté sur l’emballage et sur un secteur qui mériterait aussi de temps en temps quelques applaudissements.
Certaines entreprises se sont lancées dans cette révolution, chacune avec leurs convictions, leurs solutions. De nombreuses innovations apparaissent un peu partout dans le monde aussi. La Révolution de l’emballage, nouveau Livre blanc qui sera publié cet automne dans le cadre du prochain salon l’emballage All4Pack Paris, permettra de dresser un panorama et un décryptage des nombreuses solutions émergeantes qui feront que l’emballage sera toujours plus performant et plus respectueux de l’environnement.

Par Fabrice Peltier, LSA, le 26 juin 2020 et Emballages Magazine, le 10 juillet 2020d


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