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Fabrice Peltier - Guide de L'éco-encrage - CiteoGuide de l'Éco-encrage 

Les bons choix graphiques pour réduire l'impact environnemental de vos emballages et de vos papiers graphiques

Une collaboration entre Fabrice Peltier et Citeo

Adepte dès la première heure de l’éco-conception et du recyclage, j’ai grandi dans mon métier de designer concepteur d’emballages en recherchant toujours à faire de mon mieux pour que mes créations aient un impact limité sur l’environnement. Depuis plus de trente ans je conçois des emballages fonctionnels, innovants et attractifs, avec un objectif de sobriété en moyen et en matériaux et une volonté farouche de les rendre plus recyclables. Je suis spécialisé dans la conception structurelle d’emballages, tous types de matériaux, mais aussi dans leur la conception graphique : j’ai créé le décor de plus de 12 000 emballages…

Il y a un peu plus de dix, lorsque que j’écrivais le livre « Éco design chemins vertueux », j’ai recensé tout ce qui pouvait être fait pour rendre l’emballage plus respectueux de l'environnement. C’est alors que je me suis posé la question de leur décor graphique. En effet, 100% des emballages sont décorés. Était-il possible de minimiser les matériaux utilisés pour les imprimer, donc de faire de la prévention à la source et cela pouvait-il avoir un impact sur leur recyclage ?

C’est à cet instant qu’a germé en moi l’idée de l’éco-encrage. Je dois préciser qu’avant d’être créatif, j’ai eu une solide formation de technicien à l’École supérieure des arts et des industries graphique Estienne qui me permet de faire le lien entre les signes visuels que je crée et la quantité d’encre qu’il faudra pour les reproduire.

Ainsi, lors de mes premières expériences, en appliquant en amont des règles simples que vous trouverez expliquées dans ce guide, j’ai pu réduire de 20 à 30% le taux d’encrage de plus de 200 emballages existant sans que cela nuise à la qualité et à l’impact de leur communication. De ce travail, j'ai mis au point une méthode qui regroupe un ensemble d’actions dont le seul but est de réduire la quantité d’encre imprimée sur les emballages ou les papiers.

Avec Citeo, nous avons conçu un guide de l'éco-encrage pour vous permettre de comprendre et d'agir...

Son objectif est de vous expliquer les principes de base de l’éco-encrage et vous démontrer, exemples à l’appui, qu’en appliquant des règles simples, vous pouvez réduire le taux d’encrage de vos emballages et papiers de manière significative.

Bonne lecture et surtout bon éco-encrage...


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Fabrice Peltier - Emmanuelle khanh - Quasar KhanhTélécharger gratuitement
le Guide de l'éco-encrage

Lien de téléchargement gratuit de le guide --->

Édité par Citeo
Parution : mai 2019
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"La presse en parle...
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Éco-encrage : imprimer à l’économie

Design
Le décor et l’impression des emballages offrent aussi des pistes d’écoconception et de sobriété environnementale. Des gestes simples, également à l’origine d’économies non négligeables.

L’écoconception passe aussi par l’éco-encrage. Le mouvement de fond initié depuis plusieurs années pour réduire le poids des emballages, suremballages en carton, boîtes boissons et autres bouteilles en PET arrive à ses limites. Et s’il reste des efforts à faire dans le choix et le mélange des différents matériaux pour optimiser la recyclabilité, il faut explorer d’autres pistes pour limiter l’impact des emballages sur notre environnement. C’est le message que le designer Fabrice Peltier, initiateur de la démarche d’éco-encrage et cosignataire du Guide de l’éco-encrage 1, publié en 2019 par Citeo, est venu rappeler lors de la conférence organisée le 5 février par le CNE sur les fondamentaux de l’écoconception des produits emballés.

Qui se soucie de la quantité d’encre appliquée sur les emballages ? À partir de cette réflexion, Fabrice Peltier a testé les possibilités de l’éco-encrage, c’est-à-dire la réduction des quantités d’encres utilisées. Celles-ci sont sources de pollution car elles perturbent le recyclage, et elles sont en grande majorité des ressources non renouvelables (les pigments, en particulier). « On est complètement dans l’écoconception car on conçoit un produit avec la même fonctionnalité, la même attractivité et, à fonctions égales, jusqu’à 50 % de consommation d’encre en moins, en une heure de travail », souligne le designer. En adoptant les bons gestes, les gains écologiques et économiques ne sont pas négligeables, rapportés au nombre d’emballages produits en une année et au prix croissant des encres.

Imprimer un décor en quadrichromie implique de recourir à des taux d’encrage bien supérieurs à 100 % (jusqu’à plus de 300 % dans certains cas) car les pourcentages de recouvrement sont ajoutés successivement pour les quatre couches (cyan, magenta, jaune, noir). Une des solutions peut être le recours à des tons directs, des couleurs prémélangées, produites à partir du nuancier Pantone dans la majorité des cas, en particulier pour des aplats de couleurs couvrant de larges surfaces où la quadrichromie produira un taux d’encrage très élevé quand le ton direct ne dépassera jamais 100 %.
 La charge en encre dépend aussi du procédé d’impression : l’offset est le moins gourmand (film d’encre de 2 microns pour une quantité de 1 à 2,4 g/m2 à un taux d’encrage de 100 %), la flexographie (2 à 3 g/m2), la typographie (5 g environ) et l’héliogravure (8 à 10 g) le sont un peu plus ; la sérigraphie et l’impression numérique étant les plus consommatrices (jusqu’à 30 g).

Quelques bonnes pratiques

De plus, consommer moins d’encre pour un résultat similaire se fait sans transfert de pollution à d’autres acteurs de la chaîne de valeur. Et la corrélation entre le taux d’encrage constaté sur un emballage en analysant son décor et la consommation d’encre sur machine est mathématique. Le procédé est donc gagnant-gagnant. Idem pour les process de recyclage des papiers-cartons qui pourront utiliser moins de produits chimiques pour le désencrage.

En analysant 250 emballages de grandes marques et de MDD pour les industriels et la distribution, Fabrice Peltier a pu constater qu’on ne « paupérise pas l’emballage avec l’écoconception, on peut même faire mieux en termes de lisibilité. »

L’éco-encrage c’est aussi s’interroger sur la typographie utilisée : certaines polices consomment plus d’encre que d’autres sur un fond imprimé, et le rapport s’inverse avec une utilisation en réserve (laissant apparaître le fond blanc). Même résultat pour la graisse : mieux vaut graisser une typo sur un texte en réserve et utiliser la même en maigre sur un décor. L’ajout de blanc, de dégradés ou de tons clairs dans les visuels permet aussi de faire des économies. Quant aux plans techniques, il faut tenir compte des parties cachées et des pattes de collage qu’il est inutile de charger en encre. Démarche de réduction à la source, l’éco-encrage n’est pas à négliger dans une politique de sobriété environnementale. Il suffit d’adopter quelques gestes simples.

Guillaume Arvault, RIA, 14 mars 2020d

 

Trop encrer les emballages nuit au portefeuille et à l'environnement 

Citeo publie un guide à destination des professionnels de la filière graphique.  

Formidable vecteur de communication, redoutable arme marketing mais aussi incontournable moyen pour transmettre des informations sur un produit, son utilisation, sa valorisation, … les encres d’impression sont partout sur les emballages. Elles se composent de substances naturelles, chimiques, parfois toxiques si l’on pense aux huiles minérales. Quoi qu’il en soit, il est utile - estime Citeo, la société agréée pour la valorisation des emballages et papiers ménagers au titre de la responsabilité élargie des producteurs (REP) - de penser désormais « éco-encrage », à savoir réduire leur utilisation pour autant que faire se peut, d’une part pour limiter l’emploi des ressources non renouvelables qui les composent comme les pigments minéraux ou les solvants issus du pétrole, mais aussi pour faciliter le recyclage des emballages qui les véhiculent et, enfin, pour réduire les coûts alors que leurs prix se sont enflammés au cours des dernières années. 

Règles simples 

« Dès mes premières expériences, en appliquant en amont des règles simples que vous trouverez expliquées dans ce guide, j’ai pu réduire de 20 à 30 points le taux d’encrage de plus de 200 emballages existants sans que cela nuise à la qualité et à l’impact de leur communication. », explique Fabrice Peltier, designer, parmi les initiateurs de l’éco-encrage qui a préfacé le Guide de l’Eco-encrage. Publié par Citeo et sous-titré « Les bons choix graphiques pour réduire l’impact environnemental de vos emballages et de vos papiers graphiques », l’ouvrage s’adresse aux professionnels de l’industrie graphique - imprimeurs d’emballages avant tout - mais aussi aux agences de communication, aux spécialistes du prépresse et donneurs d’ordre. Ces intervenants pourront trouver dans ces 35 pages toute une série de conseils pratiques sur la meilleure façon de procéder, à commencer par les règles de base de l’impression en passant par la « créa », le choix des typographies et des visuels, les taux de recouvrement, le tramage. La clarté de la mise en page et la présence de schémas explicatifs facilitent la lecture et la compréhension, y compris pour un public pas forcément rompu aux techniques de l’impression. Des exemples permettent quant eux d’apprécier les gains d’encre, en poids, sur des tirages industriels de 90 000 exemplaires.

Tiziano Polito, Emballages Magazine, 13 juin 2019d


"L'Eco-Encrage" devrait être un réflexe !


Fabrice Peltier, designer et créateur d’emballages, plaide pour une meilleure prise en compte de l’encre lors de la conception des emballages. Les gains pour le portefeuille et l’environnement sont en effet spectaculaires !

Se poser la question de la consommation en encres d’impression d’un nouvel emballage devrait être un réflexe. C’est en tous les cas, ce que souligne Fabrice Peltier, expert du design-packaging. «Acheter une voiture sans se demander combien elle consomme d’essence est inimaginable, martèle le designer. Cela devrait être la même chose lorsqu’on conçoit un packaging ! ».
Les principaux acteurs de l’industrie du PGC (les produits de grande consommation) commencent d’ailleurs à intégrer dès la conception de leurs emballages la méthodologie d’optimisation de l’impression baptisée « Eco-Encrage » qu’il a développé et que met en œuvre l’agence de création Diadeis pour laquelle il officie aujourd’hui.
« Plus de 250 produits de grandes marques ont été analysés depuis 2010 pour définir l’expertise et les moyens à mettre en œuvre et affiner les modèles de calcul qui permettent un chiffrage précis des gains de l’Eco-Encrage », indique Fabrice Peltier. Ceux-ci sont spectaculaires. La diminution moyenne de la consommation d’encres est de 15 à 25 % mais elle peut atteindre 50 % voire davantage sur certains emballages. « Sans bien sûr paupériser la création c’est à dire avec un décor qui garde la même fonction et le même impact marketing et est aussi lisible et attractif », insiste-t-il. 

Plusieurs leviers pour faire varier la consommation en encres d’impression

Comment est-ce possible ? « Il faut travailler sur la création et se poser la question de l’effet recherché et de la quantité ou du nombre d’encres (donc de couleurs, NDLR) nécessaires pour l’obtenir», explique l’expert.  Pour atteindre ce résultat, les leviers sont nombreux. On peut jouer sur  les contrastes, ouvrir les dégradés, réduire les couleurs, pratiquer le sous-lignage plutôt que le sur-lignage ou encore limiter les surimpressions sur les à-plats et notamment sur la base des emballages qui n’est pas visible par les consommateurs quand le produit est en rayon. « Cette technique du « less is more » se révèle très efficace quand on associe toutes ces solutions ! », s’enthousiasme le créateur d’emballages. 

L’encre représente 7 à 8% du prix d’un emballage

Les bénéfices sont à la fois économiques et écologiques. « L’impact économique de l’ « Eco-Encrage » est loin d’être négligeable d’autant que prix de l’encre ne cesse d’augmenter,  la part de l’encre représentant déjà 7 à 8 % du prix de l’impression d’un emballage », chiffre-t-il.
Les avantages sont bien réels également au moment du recyclage. L’  « Eco-Encrage » n’est en effet pas une substitution, ce qui ne ferait que déplacer le problème, mais une réduction à la source avec des gains en eau, en émission de CO2, en énergie, en solvant … et donc aussi une réduction de la toxicité
Or la préoccupation de la santé humaine est devenue primordiale. « L’ « Eco-Encrage »  est une démarche qui se révèle triplement gagnante. Elle va s’imposer comme une nécessité d’autant plus facilement qu’on n’enlève rien au process mais qu’au contraire on l’améliore », prédit Fabrice Peltier.

Propos recueillis par Philippe Matthieu, LeHub Proposé par Tetra Pak, juillet 2014 d


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