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Les industriels ont intégré depuis de nombreuses années le développement durable dans le cahier des charges de leurs développements packagings. Concrètement, cela s’est traduit le plus souvent
par une attention particulière aux matériaux principaux utilisés avec des tentatives de réduction à la source. Au milieu de cette volonté omniprésente d’optimisation, il y a pourtant un élément commun à toute la communication imprimée qui a été négligé : l’encre. Pourtant, les encres ont un impact environnemental et économique significatif. L’ECO-ENCRAGE vise à offrir une solution aux annonceurs qui souhaitent optimiser l’utilisation des encres d'impression pour améliorer l'impact écologique et économique de leurs communications imprimées.


Qu’est-ce que l’ECO-ENCRAGE ?

Mise au point par Fabrice Peltier, la méthodologie d’ECO-ENCRAGE permet d’optimiser les décors des packagings ou d’autres supports de communication, afin de diminuer la consommation d’encre, sans pour autant appauvrir les créations. Cela nécessite des compétences à la fois créatives en design graphique et des compétences techniques en prépresse. Un oeil de designer graphique qui saura proposer des changements qui ne desserviront absolument pas la pertinence et l'esthétique de la création initiale, voire l’amélioreront dans certains cas. En complément, une expertise en photogravure permet d’optimiser les charges d’encre sans en ajouter par ailleurs et de calculer les bénéfices.
L’ECO-ENCRAGE s'adapte aux trois techniques les plus largement utilisées que sont l'offset, la flexographie et l'héliogravure, et cela sur tous types de supports.

Quels sont les bénéfices de l'ECO-ENCRAGE ?
S'engager dans une démarche de réduction de l'encrage permet à un industriel d’améliorer son empreinte écologique tout en réduisant ses coûts d'impression.
Après l'étude de plus de 200 emballages de toutes origines (grandes marques internationales et marques de distributeurs), l’éco-encrage a permis de réduire de 15 à 25% en moyenne les quantités d'encre nécessaires à la reproduction du décor, avec parfois une baisse du nombre de couleurs utilisées. Or l’encre n’est pas un produit neutre. Intégrant des produits toxiques et non renouvelables, elle a des impacts environnementaux, tant dans sa production que lors des phases de recyclage, lorsque les supports imprimés sont désencrés. Être moins consommateur d’encre se concrétise par des gains en termes d’énergie, de CO2, d’eau, de COV, d’acidification…
Par ailleurs, l’encre est un produit de plus en plus onéreux, enregistrant des augmentations de prix importantes ces dernières années. En utiliser moins, c’est dépenser moins. Outre l’encre, les gains économiques concernent les formes d’impression, le calage et le recyclage.
Au final, choisir l’ECO-ENCRAGE se révèle être un choix sans regrets : des bénéfices immédiats, sans effets négatifs en contrepartie.

Alors pourquoi s’en priver ?

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Quelques exemples d'études

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"La presse en parle..."

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"L'Eco-Encrage" devrait être un réflexe !


Fabrice Peltier, designer et créateur d’emballages, plaide pour une meilleure prise en compte de l’encre lors de la conception des emballages. Les gains pour le portefeuille et l’environnement sont en effet spectaculaires !

Se poser la question de la consommation en encres d’impression d’un nouvel emballage devrait être un réflexe. C’est en tous les cas, ce que souligne Fabrice Peltier, expert du design-packaging. «Acheter une voiture sans se demander combien elle consomme d’essence est inimaginable, martèle le designer. Cela devrait être la même chose lorsqu’on conçoit un packaging ! ».
Les principaux acteurs de l’industrie du PGC (les produits de grande consommation) commencent d’ailleurs à intégrer dès la conception de leurs emballages la méthodologie d’optimisation de l’impression baptisée « Eco-Encrage » qu’il a développé et que met en œuvre l’agence de création Diadeis pour laquelle il officie aujourd’hui.
« Plus de 250 produits de grandes marques ont été analysés depuis 2010 pour définir l’expertise et les moyens à mettre en œuvre et affiner les modèles de calcul qui permettent un chiffrage précis des gains de l’Eco-Encrage », indique Fabrice Peltier. Ceux-ci sont spectaculaires. La diminution moyenne de la consommation d’encres est de 15 à 25 % mais elle peut atteindre 50 % voire davantage sur certains emballages. « Sans bien sûr paupériser la création c’est à dire avec un décor qui garde la même fonction et le même impact marketing et est aussi lisible et attractif », insiste-t-il. 

Plusieurs leviers pour faire varier la consommation en encres d’impression

Comment est-ce possible ? « Il faut travailler sur la création et se poser la question de l’effet recherché et de la quantité ou du nombre d’encres (donc de couleurs, NDLR) nécessaires pour l’obtenir», explique l’expert.  Pour atteindre ce résultat, les leviers sont nombreux. On peut jouer sur  les contrastes, ouvrir les dégradés, réduire les couleurs, pratiquer le sous-lignage plutôt que le sur-lignage ou encore limiter les surimpressions sur les à-plats et notamment sur la base des emballages qui n’est pas visible par les consommateurs quand le produit est en rayon. « Cette technique du « less is more » se révèle très efficace quand on associe toutes ces solutions ! », s’enthousiasme le créateur d’emballages. 

L’encre représente 7 à 8% du prix d’un emballage

Les bénéfices sont à la fois économiques et écologiques. « L’impact économique de l’ « Eco-Encrage » est loin d’être négligeable d’autant que prix de l’encre ne cesse d’augmenter,  la part de l’encre représentant déjà 7 à 8 % du prix de l’impression d’un emballage », chiffre-t-il.
Les avantages sont bien réels également au moment du recyclage. L’  « Eco-Encrage » n’est en effet pas une substitution, ce qui ne ferait que déplacer le problème, mais une réduction à la source avec des gains en eau, en émission de CO2, en énergie, en solvant … et donc aussi une réduction de la toxicité
Or la préoccupation de la santé humaine est devenue primordiale. « L’ « Eco-Encrage »  est une démarche qui se révèle triplement gagnante. Elle va s’imposer comme une nécessité d’autant plus facilement qu’on n’enlève rien au process mais qu’au contraire on l’améliore », prédit Fabrice Peltier.

Propos recueillis par Philippe Matthieu, LeHub Proposé par Tetra Pak, juillet 2014 

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Éco-conception, éco-encrage, réduction :
et si on se préoccupait un peu des encres ?
 

L’année 2012, bien chargée en actualités « emballage », s’est achevée sur la grand-messe de célébration des vingt ans d’Eco-Emballages et la remise de ses Trophées Point Vert. La réduction à la source, qui consiste à minimiser le poids et le volume des emballages, tout en conservant un niveau de fonctionnalité comparable, a été une fois de plus mise en lumière pour souligner les efforts des industriels en matière d’éco-conception. Il faut bien reconnaître que les résultats sont au rendez-vous. En une vingtaine d’années, l’ensemble des emballages, tous types de matériaux confondus, a subi une cure d’amaigrissement drastique. Même notre sacro-sainte bouteille de champagne y est passée : le nouveau standard a perdu 65 grammes !
Toutefois, au-delà de la volonté louable des industriels de réduire l’empreinte écologique de leurs emballages, il convient aussi de reconnaître que la démarche d’allègement est rentable. Moins on en met, moins ça coûte. Un aspect non-négligeable alors que les prix des matériaux d’emballages n’ont eu de cesse de s’envoler.
À l’heure des constats et de la définition de nouveaux objectifs, on s’aperçoit que sur certains marchés, les emballages ont atteint le niveau au-delà duquel il devient très délicat d’en réduire encore plus le poids, sans en modifier les fonctionnalités. En conséquence de quoi, pour continuer à réduire l’impact de leurs emballages, les entreprises doivent désormais explorer et développer de nouvelles pistes. En effet, le chemin vertueux vers l’emballage responsable est long. Nous ne sommes, de fait, qu’au début du parcours.
Aujourd’hui, la démarche d’éco-conception d’un emballage doit non seulement permettre de réduire la quantité de matériaux utilisés, mais aussi contribuer à améliorer les performances de son recyclage. C’est pour cela, que je pense pouvoir dire que nous entrons dans une nouvelle ère : celle de la « recyclo-conception ». En effet, dans la mesure où l’objectif fixé est de recycler 75% de nos emballages, autant faire en sorte que ce soit le plus facile et le plus rentable possible.
Le point commun de tous les emballages est qu’ils sont généralement imprimés. Cependant, il semble bien qu’on ait oublié les encres d'impression dans les démarches de réduction à la source, les considérant sans doute comme quantité négligeable. Or, l’impact des encres, tant sur le plan économique que sur celui de l’écologie, est loin d’être négligeable.
Il n’a tout d’abord pas échappé aux acheteurs d’emballages, que depuis 2010 le prix des encres n’a cessé d’augmenter : elles ont en effet pris 10 à 30% par an et la courbe n’est pas prête de s’inverser. Sun Chemical a d’ores et déjà annoncé des hausses allant jusqu’à 10% pour début 2013… Il n’a pas échappé non plus à l’association UFC Que Choisir, lors d’une analyse réalisée en septembre 2011 sur vingt produits alimentaires vendus en France, que certains composés comme les huiles minérales saturées des encres se retrouvaient ensuite dans les produits. Il n’échappe pas aux recycleurs de papiers et carton que plus la ressource qui leur est livrée, est encrée, moins ils récupèrent de fibres, et plus ils génèrent de boues de désencrage, entraînant ainsi l’utilisation d’agents de blanchiment... Il ne peut enfin échapper à personne que les encres ne sont pas très « sympathiques ». Certaines d’entre elles sont composées de produits toxiques et de matériaux non renouvelables.
Bref, au regard de toutes ces raisons, s’engager dans une démarche de réduction de l’encrage de l’emballage peut avoir du sens pour un industriel qui souhaite réduire ses coûts, réduire ses risques, réduire ses pollutions et améliorer l’empreinte écologique et le recyclage de ses emballages.
C'est justement le sens de la démarche d’éco-encrage que j’ai mise au point et engagée avec l’agence Diadeis auprès des grands annonceurs. La technique consiste en une méthodologie d'optimisation du taux de couverture en encre de la surface imprimée d’un packaging, sans pour autant en modifier fondamentalement la création de base. Cela nécessite des compétences à la fois en design et en prépresse. Elle s'adapte aux trois techniques utilisées dans le secteur que sont l'offset, la flexographie et l'héliogravure, et cela sur tous types de supports.
Nous avons réalisé une étude de plus de 200 emballages, provenant de grandes marques, mais aussi de marques de distributeurs, qui nous a permis de constater les bénéfices de cette démarche. Nous avons enregistré des gains sur la consommation d'encre allant de 15 à 25%, parfois bien plus, auxquels s’ajoutent des économies sur les formes imprimantes permises par la diminution du nombre de couleurs. Les conséquences sur la réduction des coûts pour l'industriel, l’amoindrissement des pollutions pour l'environnement et l’amélioration des processus de recyclage pour les papiers et cartons sont tout aussi remarquables. De plus, ces gains peuvent se faire du jour au lendemain, entre deux « runs » d’impression.
Alors pourquoi s’en priver ?

Par Fabrice Peltier, Emballage Digest, février 2013d 

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Le truc rouge vissé...

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